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Patrick Adler enflamme la salle – froggy’s delight

Même pas changé ?. La réponse est non ou alors comme pour le bon vin les années ne l’ont que bonifié. Il a gardé une silhouette de jeune homme que beaucoup lui envierait, les traits se sont simplement adoucis et le plaisir d’être sur scène ne s’est pas émoussé.

Humoriste et imitateur-chanteur, Patrick Adler, 52 balais comme il ne s’en cache pas, 20 ans de carrière, ce n’est pas rien et ça se fête, et pas une ride à sa bonne humeur, à son humour affuté, mais jamais méchant, ni à sa présence empathique sur scène.

Et du métier – il enchaîne les one-man-shows – qui lui permet de concocter des cocktails qui font toujours mouche : 1/3 de stand up, 1/3 d’imitation, 1/3 d’improvisation et 1/3 d’interactivité. Oui, cela fait bien quatre tiers mais c’est la « Adler touch » qui permet au talent du bonhomme de s’exprimer tous azimuths en brocardant avec jovialité, mais de façon atout aussi percutante, autant les stars du business que les people du politic reality show de tous bords sans oublier ses homologues.

Le regard aiguisé est braqué sur la salle, jamais plongée dans le noir, à l’affût de chaque réaction, pour rebondir sur tout ce qui s’y passe, avec cette impression de laisser toujours une part de liberté dans son spectacle en fonction du public du jour et surtout jouer avec ce dernier pour épingler gentiment les spectateurs.

Côté imitation, il est aussi aussi à l’aise dans les chanteuses à coffre d’outre-Atlantique, de Tina Turner à Bonnie Tyler en passant par Kim Carnes et l’incontournable Céline Dion, que dans nos sans-voix nationaux de Etienne Daho à Vincent Delerm en passant par Carla Bruni et Raphaël. Ses grands classiques, comme Maria Pâcome, ou ses grandes passions, comme Barbara dont il donne un éventail chronologique de ses vocalises jusqu’aux derniers couacs, sont également au rendez-vous dans ce qui ressortit également de la rétrospective avec également un impressionnant medley de voix sur le thème des enfoirés intitulé pour l’occurrence, et non sans ironie, « Les frigos du coeur ».

Avec ce spectacle coécrit avec Jean-Marie Chevret et mis en scène par Julien Cafaro, spectacle non formaté et cependant mitonné aux petits oignons selon une recette rigoureuse, et à l’image du bonhomme vrombissant, bon enfant et facétieux, Patrick Adler enflamme le Théâtre Les Feux de la Rampe. Et puis, un artiste qui vous salue à la sortie de la salle, comme un hôte raccompagne ses invités, ce n’est pas si fréquent et plutôt sympathique.

Un article de MM pour froggy’s delight.

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