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Le logement, c’est maintenant ! – TAK.fr – 4 décembre 2012

Article posté le 4 décembre 2012 sur le site TAK.fr : Le logement, c’est maintenant !

Sainte Cécile Duflot en prière.

Sainte Cécile Duflot en prière.

« Elle voulait un enfant
Moi, je n’en voulais pas
Mais il lui fut pourtant facile
Avec ses arguments
De te faire un papa
Cécile, ma fille… »

Ainsi chantait le regretté Claude Nougaro, remettant en lumière un prénom injustement oublié, qui depuis fut donné à quelques divas reconnues : Cecilia Bartoli, Cécile de France et, aujourd’hui, notre sainte et verte ministre, Cécile Duflot.

Sainte Cécile : une histoire de maison

Si l’on se réfère à la légende, sainte Cécile, l’une des martyres les plus vénérées mais aussi les plus méconnues, n’était pas partisane du mariage pour tous, puisqu’elle fut mariée contre son gré à Valérien. Elle le mit rapidement au pas – avant son trépas – en le convertissant au christianisme, en le faisant baptiser, en lui imposant la chasteté et en dédiant leur vie commune aux bonnes œuvres.

Pour faire passer la pilule, que sainte Cécile, à l’évidence, ne prit jamais, elle chanta, s’accompagnant toujours d’un instrument. Las, sainte Cécile n’était pas Bartoli. Doit-on y voir une relation avec les persécutions qui s’ensuivirent ? Quoi qu’il en fût, jamais sainte Cécile ne lâcha l’affaire, pour parler d’jeun’s. Elle utilisa sa propre maison pour prêcher et convertir – les Cécile sont, depuis la nuit des temps, et l’Histoire nous le prouve, très en verve. Une profession de foi qui n’eut pas l’heur de plaire au préfet de l’époque, qui la condamna au motif qu’elle avait enterré son mari et le frère d’icelui, décapités après flagellation, seul plaisir qui leur fut accordé. Aujourd’hui, au moins, ils auraient eu la clope du condamné, mais ça, c’était avant, comme dirait Delon.

Comme elle n’aimait rien tant que les pauvres, elle n’eut pas même droit à une exécution publique et fut condamnée à être enfermée dans sa propre salle de bains et à y suffoquer par la vapeur. Las ! Rien n’y fit. Comme Cécile était très poitrinaire (le poumon, vous dis-je !), elle survécut. On la condamna alors à la décapitation. Le bourreau de l’époque devait être myope ou astigmate, puisqu’il rata la cible à trois reprises – l’histoire ne nous dit pas s’il lui coupa un bras, une jambe, en tout cas pas la tête, alouette ! Il n’eût pas même droit à une quatrième tentative, la loi romaine l’interdisant. Ainsi fut-elle laissée en l’état sur le sol, prise en main entre temps par des chrétiens de passage, qui la soignèrent pendant qu’elle continuait inlassablement de prêcher, jusqu’à l’arrivée du pape qui était, comme son nom l’indique, très Urbain et accepta que tous ses biens (à elle, pas à lui, suivez, de grâce !) soient légués aux pauvres et que sa maison – crise de l’immobilier oblige – fût changée en église. Ainsi put-elle mourir dans la paix éternelle. Amen.

Cécile Duflot n’a plus qu’à chanter

On comprend mieux alors pourquoi aujourd’hui notre sainte Cécile Duflot, fidèle à la légende éponyme, s’adresse à l’Eglise et la rappelle à son devoir de charité. Sous le règne de Nicolas S., le cynisme était de rigueur. Ainsi, Christine Lagarde, se souvenant de Marie-Antoinette s’adressant au peuple1 conseillait au même peuple : « Si l’essence est trop chère, prenez la bicyclette. »

Le monde a changé, le gouvernement aussi, mais la crise est là. Alors, retour aux fondamentaux, aux valeurs, si possibles chrétiennes. Puisque l’Etat ne peut rien ou si peu2, tournons-nous vers notre Mère l’Eglise.

Aux dernières nouvelles… pas de nouvelles. L’Evêché serait-il fermé de l’intérieur ? En sainte patronne des musiciens, sainte Cécile Duflot n’a plus qu’à chanter dans les cours des presbytères. Mais sa voix gouailleuse et stridente videra peut-être davantage les églises. C’est un risque à prendre. L’avenir nous dira si notre Président est prêt à l’écouter. Ou à lui clouer le bec ! A suivre.

En attendant, prions pour elle, car il y a urgence, l’hiver s’installe. Le logement, c’est maintenant !

  1. « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils prennent de la brioche. » Aujourd’hui Jean-François Copé lui emboiterait le pas en la remplaçant par le pain au chocolat.  
  2. Montebourg, aujourd’hui désavoué, pourrait chanter comme Balavoine : « Je ne suis pas un Ayrault », ah, les effusions de la Marinière !  

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