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Pistorius. Accusé, levez-vous ! – TAK.fr – 25 Février 2013

Article posté le 25 Février 2013 sur le site TAK.frPistorius. Accusé, levez-vous !

Pistorius. Accusé, levez-vous !

Les faits divers font la une : Retour de « Pig Brother » avec le brûlot de la philosophe Marcella Iacub sur l’ex-patron du FMI, le triple infanticide de Dampmart (Erreur tactique car les allocations familiales risquent de n’être remises en cause que pour les très hauts salaires) et, toujours à la première place du podium, la libération sous caution d’Oscar Pittorius, juste avant la cérémonie éponyme. En espérant qu’elle ne sera pas à mourir d’ennui comme nos « Césars », qui ont au moins l’avantage d’être « compressés », comme certains des impétrants, pour reprendre les propos de Montebourg.

L’objet corrompt

L’ennui n’étant parfois pas le seul à être mortel, les spatules de la star sud-africaine ont dû être rendues à la Justice de Pretoria. Pour analyse. A 85.000 dollars la caution exigée, on peut faire un effort ! On part du présupposé que l’homme est con de nature mais que c’est l’objet qui le corrompt (version sud-africaine de Rousseau). Mortelle aussi, la démonstration !

Prenons l’exemple d’une marinière de marque Française toute simple. Montebourg – encore lui – l’enfile (c’est toujours moins répréhensible que si c’était DSK, comme quoi « autres régimes, autres peines »). Les ventes décollent. (Avec DSK, on aurait dit les ventres).

Prenons ensuite une friteuse. Non « enfilable » cette fois, cela va de soi. Elle est sans huile, de marque française également : SEB. Parce que SEB, c’est bien (on a fait court dans la com’ mais ça s’avère efficace). Mais bien moins que quand Oprah Winphrey, la papesse de l’infotainment aux USA, vante ses mérites. A la friteuse, pas à elle, vous me suivez ? Bon. Le titre prend 4 % en bourse le jour suivant.

Prenons maintenant un objet encore plus banal : une spatule, d’ordinaire simple ustensile de cuisine. Couplons-la et offrons-lui une seconde naissance via une future légende du sport, détournant ainsi le célèbre précepte de feu Marie-Antoinette1 : « S’ils n’ont pas de jambes, qu’ils prennent des spatules. » La magie opère tout autant. Même mieux puisque, depuis les victoires d’Oscar, la spatule est relancée sous toutes ses formes : ainsi le ski Sud-Africain, jadis si méconnu connait-il une renaissance.

Pistorius : c’est de l’hallu

A défaut de neige, les sportifs s’entrainent sur du sable, histoire de ne pas perdre de temps. Les adeptes des greens découvrent aussi ce nouveau club, très « praticable » (dixit Tiger Woods). La spatule devient « tendance », se customise, avec la cocotte et autres sauteuses, en brosse à dos, en porte-manteau mobile, en étriers pour chevaux roumains et même – ironie de l’histoire – en chausse-pied. Mais un élément de construction vient endeuiller ce parcours jusqu’alors sans faute: le métal utilisé. Fer, acier, titane ? Le résultat ? c’est de l’hallu : en devenant un « bio-man », Oscar, qui faisait corps jour et nuit avec ses trois partenaires, les deux spatules et la blonde Reeva Steenkamp, était sous influence. L’une d’entre elles était un maillon faible et devait sortir du jeu.

On a beaucoup argué des psychotropes, de l’alcool consommé par la star paralympique mais Oscar Pistorius n’a-t-il pas déclaré à la Cour : « Sans prothèses, je me suis senti vulnérable. » Un argument recevable par Robert Hossein, qui suit cette affaire…bien entendu ! Il n’est d’ailleurs pas impossible, qu’à l’instar de L’Affaire du Courrier de Lyon, il en fasse une pièce et que les spectateurs se voient distribuer des boitiers pour voter.

Vous aussi, jugez Pistorius

Alors, Oscar Pistorius est-il coupable ? Si vous pensez « oui », appuyez sur 1 ; « non », appuyez sur 2 (son public ne connaissant pas les sms, mms, textos, on en restera au mode manuel).

Oscar a déclaré que, pris de panique, il a, dès les premiers bruits perçus, mis ses prothèses, marché sept mètres avant de tirer à travers la porte de la salle de bain. Car il est bien connu que, chez tout gentleman cambrioleur, on se soulage la poche avant de s’en remplir d’autres.
Aujourd’hui, les spatules sont mises en accusation. Ont-elles reconnu l’odeur de l’intrus blond d’1,80 m, aux formes féminines enviables, ont-elles ensuite aimanté Oscar vers le lieu du délit et conduit à l’irréparable ?

C’était un 14 février. Jour de la Saint-Valentin. La belle Reeva n’est plus, les spatules ont été confisquées, Oscar a rendu son passeport, il ne peut plus quitter le pays (ce qui était déjà compliqué avant avec les prothèses, tous les portiques sonnaient dans l’aéroport, je n’ose imaginer sans, sauf comme certains mendiants avec des fers à repasser mais là encore, il faudra bien choisir le métal. Le titane, c’est peut-être léger mais la peine, elle, risque d’être lourde.

  1. Marie-Antoinette avait sorti à l’époque cette fulgurance qui avait créé le buzz : S’ils n’ont pas de pain, qu’ils prennent de la brioche. Le peuple de France avait apprécié…  

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